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31 mai 2012

Le 3 juin, Rendez-vous aux jardins de la Bigotie.

Pour profiter des floraisons des rosiers, iris, sureaux, orchidées sauvages et autres trésors du jardin, nous vous attendons le dimanche 3 juin à l’occasion de la 10ème édition des Rendez-vous aux Jardins, organisée par le ministère de la Culture et de la Communication.

Entrée libre, de 10h à 18h

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31 mai, 2012 à 6:51 par veronique

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29 mai 2012

Au mois de mai cueillons la rose…

Au mois de mai cueillons la rose… ainsi pourrait s’ouvrir un poème, peut être d’ailleurs en existe-t-il un qui commence ainsi… On a tant écrit sur le sujet, tant peint, tant dessiné…

La plus vieille représentation d’une rose a été découverte à Knossos, en Crète, sur la fresque de « l’oiseau bleu », datant probablement du 18ème siècle avant J.-C.

La rose est une fleur qui ne nous laisse pas indifférent. C’est même, semble-t-il, notre fleur préférée, la plus présente dans notre environnement, fleur de jardins privés ou publics, plante en pot ou fleur coupée… à choisir parmi 20.000 cultivars de rosiers horticoles !!!

Mais, dans la nature, seulement 150 espèces botaniques composent le genre Rosa, ou à peu près, dont Rosa canina, la rose des chiens, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler. Et seules sept à dix espèces ont été utilisées pour créer ces milliers de roses horticoles.

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Rosa canina

En France, vers l’an 800, la rose est déjà sur la liste des 90 plantes et arbres fruitiers dont la culture est recommandée par Charlemagne dans les jardins de l’empire, dans son capitulaire De villis vel curtis imperialibus (Des terres et cours impériales). En première place !

Mais ce n’est qu’avec l’introduction de R. gallica ‘officinalis’, ou ‘Rose des Apothicaires’, ramené au XIIIème siècle par Thibault IV de la Terre Sainte, que la culture du rosier débuta véritablement dans l’hexagone.

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Rosa gallica officinalis

Cette rose, hybride naturel soupçonné de R. gallica et R. moschata, était déjà célèbre sous d’autres cieux. Les Romains en confectionnaient des couronnes et des guirlandes de pétales, en jonchaient le sol, en remplissaient des coussins… Ils en utilisaient de telles quantités que sa culture devint localement une activité économiquement importante et que Rome devait même en importer d’Égypte.

Symbole de discrétion à Rome, de vertu en Extrême-Orient et de silence en Egypte…hommage à Harpocrate, dieu du silence… Suspendue au dessus des invités lors des banquets romains, elle les invitait à garder secrètes les paroles échangées « sous la rose ».

Et avant d’être la plante la plus populaire des jardins, cette rose était utilisée pour son parfum et ses propriétés comestibles. On la cultiva à Provins, d’abord pour ses vertus médicinales et qu’ensuite pour ses qualités ornementales.

Quelques siècles plus tard, c’est grâce à la passion pour les roses de l’Impératrice Joséphine que leur obtention en France et leur diffusion dans le monde entier connurent un véritable succès. Dans son jardin de la Malmaison, elle introduit une très importante collection d’espèces botaniques et variétés horticoles de rosiers, Elle réunit alors jusqu’à deux cent cinquante variétés, la quasi-totalité des roses connues à l’époque, ainsi que d’éminents spécialistes dont le peintre Pierre-Joseph Redouté, le « Raphaël des fleurs » dont on connaît le travail qui naîtra de cette rencontre.

Ainsi, à la fin du XVIIIème siècle et à l’aube du XIXème, les premiers rosiéristes et obtenteurs de roses s’installèrent autour des collections de la bourgeoisie et des jardins du roi.

On peut même dire que grâce à l’impulsion donnée par l’Impératrice Joséphine, la France sera le pays de référence pour les roses tout au long du XIXème siècle.

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Depuis, cet engouement pour les roses ne s’est jamais démenti. La rose est aujourd’hui la première espèce ornementale par ordre d’importance économique, on l’a dit. Mais sait-on que la superficie des cultures de roses pour la fleur coupée dans le monde est supérieure à 5000 ha, soit 25 % des surfaces de l’ensemble des fleurs coupées ? Et que l’achat de rosiers de jardin et de rosiers miniatures représente 40 % du total du marché des plantes ornementales.

Mais qu’est ce qui nous plaît tant chez elles ?

Leur parfum semble un de leurs caractères les plus appréciés.

La preuve en est qu’à tous les stades de la domestication, le parfum a constitué un caractère extrêmement important de la rose cultivée. La fragrance des roses se trouvant concentrée dans les pétales, le processus qui conduit à la multiplication des pièces florales (les roses botaniques étant le plus souvent à fleurs simples avec cinq pétales), entraîne de fait une augmentation du caractère parfumé des fleurs.

Ainsi, Rosa gallica ‘officinalis’, variété de Rosa gallica à fleurs doubles (plus de 10 pétales) utilisée pour ses propriétés médicinales depuis le moyen-âge, est plus parfumée que son ancêtre à fleurs simples.

A l’inverse la fragrance de nombreux rosiers semble avoir été perdue au cours des étapes récentes de la domestication, le parfum n’étant pas toujours compatible avec d’autres caractéristiques comme, par exemple, une couleur rouge intense et la résistance au champignon « botrytis ».*

Si nous n’avons pas le parfum, nous pourrons quand même nous consoler avec la couleur… Les spécialistes nous l’annoncent : Symbole de fraîcheur, de douceur, d’innocence, le rose acidulé sera la “it couleur” de l’été 2012.

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J’ai une telle conscience de ton 
être, rose complète, 
que mon consentement te confond 
avec mon coeur en fête. 

Je te respire comme si tu étais, 
rose, toute la vie, 
et je me sens l’ami parfait 
d’une telle amie.

Rainer Maria Rilke

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29 mai, 2012 à 17:47 par veronique

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27 mai 2012

Le sureau pour sauver notre saison fruitière…

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Cette année, il semble bien que nous allons être assez pauvres en fruits… Conséquence du froid hivernal, mais pas que… La gelée du 27 avril aura été fatale aux productions fruitières, pas de cerises, ni de prunes… Même, et peut être surtout, aux figues sur les figuiers qui en cette fin mai, n’arrivent toujours pas à débourrer.

Autant de raisons pour ne négliger aucune production du jardin ! Et celle des sureaux noirs (Sambucus nigra) s’annonce belle ! C’est tout un éventail de recettes que nous permet ce beau petit arbre, autrement nommé « vanille du pauvre » : Vin de fleurs de sureau, ou vinaigre ; gelée ou sirop de baies, beignets…

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Une envie de tester le vin de sureau, au goût de muscat ?

Ingrédients :

- 1 l de vin blanc

- 20cl d’eau de vie de fruit

- 125 g de sucre

- 20 têtes de sureau fraiches (en fleurs)

Préparation :

A la main, débarrasser les fleurs des insectes, poussières, brindilles…. Enlevez les tiges pour n’utiliser que les fleurs blanches, les tiges étant réputées laxatives…

Verser le sucre dans le vin et un peu d’eau de vie, remuez jusqu’à dissolution de ce dernier. Ajouter les fleurs de sureau (attention ne pas utiliser les grappes de fruits noirs) et remuer afin qu’elles trempent dans le mélange.

Recouvrir et maintenir dans un endroit frais pendant 3 à 4 jours selon l’intensité désirée. Remuer de temps en temps.

Filtrer (avec un linge c’est mieux !) en écrasant bien les fleurs puis mettre en bouteilles et laisser vieillir au moins 1 mois dans un endroit frais et à l’abri de la lumière avant de déguster bien frais à l’apéritif pendant les vacances?

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27 mai, 2012 à 9:00 par veronique

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23 mai 2012

Thérèse Bugnet, juste pour le plaisir…

Les jardins de la Bigotie

‘Therèse Bugnet’, est un hybride de Rosa rugosa, une obtention canadienne créée par Bugnet en 1950, et vit une vie sans souci depuis ce temps là…

Un joli rosier arbustif, résistant aux maladie et surtout très résistant au froid, ce qui lui a permis de sortir de cet hiver avec 15 jours à -15°C, sans une égratignure… Peut être même plus beau qu’il n’ai jamais été… Mais, au delà de cette rusticité bienvenue, ce sont surtout ses roses fuchsia, très parfumées, fleurant bon la citronnelle, qui font tout son charme…

23 mai, 2012 à 6:58 par veronique

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20 mai 2012

Des nouvelles de la prairie fleurie des jardins de la Bigotie

Le mélange de graines* récoltées dans les près de la Bigotie  et semé dans la petite prairie fleurie du verger en octobre 2010, fini par donner quelque résultat, pour mon plus grand plaisir. J’avoue avoir un instant douté que ce mélange “maison” finisse par donner un tapis de fleurs comme espéré initialement. Pouvoir germinatif des semences sauvage douteux, travail de la parcelle pas tout à fait orthodoxe… Et bien c’est après un hiver de fainéantise, pendant lequel j’ai un peu oublié cette parcelle… qu’ont explosé les germinations de mes semences sauvages et en particulier de la marguerite des champs (Leucanthemum vulgare).

Et le résultat est très sympathique…

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* Composition du mélange :

  • Marguerites des champs (Leucanthemum vulgare),
  • Sauge des près (Salvia pratensis).
  • Vipérine commune (Echium vulgare)
  • Achillée mille feuilles (Achillea millefolium)
  • Lamier blanc (Lamium album)
  • Ail petite tête ronde (Allium sphaerocephalon)
  • Muscari à toupet (Muscari comosum)
  • Silène enflée (Silene vulgaris)
  • Grande pimprenelle (Sanguisorba officinalis)
  • 20 mai, 2012 à 17:37 par veronique

    Posté dans Actualité végétale du jardin, Biodiversité, Jardinage | No Comments »

    20 mai 2012

    Pleine saison des iris à la Bigotie !

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    20 mai, 2012 à 8:31 par veronique

    Posté dans Actualité végétale du jardin | No Comments »

    17 mai 2012

    Rouge pivoine

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    Début mai, les premières pivoines de Chine déploient leurs têtes colorées.

    Présentent à la Bigotie depuis je ne sais quand, je les bichonnes pourtant comme de jeunes enfants. Mais en ont elles vraiment besoin ? Elles ont vaillamment traversé le temps, livrées à elles même pendant de nombreuses années.

    Leur variété, du rouge foncé, au rose en passant par le blanc, de même que leur situation, encadrant la porte d’entrée, témoignent d’une attention particulière portée à cette fleur par celui ou celle qui les a planté.

    A la Bigotie on a aimé les pivoines… et on continu à les aimer… Pas les pivoines arbustives, la pivoine réservée, dit-on à l’élite des élites dans son pays d’origine, mais la pivoine herbacées, Paeonia lactiflora, celle de nos jardins, qu’ils soient anciens jardins de curé ou de paysan.

    Mais que nous racontent-elles ces pivoines ?

    On les dit de Chine, et c’est vrai qu’elles y font l’objet d’une véritable vénération depuis des millénaires. Mais certaines font aussi partie de notre flore tempérée. Coste dénombre à peu près sept espèces du genre paeonia.

    Un genre nommé en l’honneur de Paeon, un médecin des dieux grecs de l’Antiquité, qui selon Homère, découvrit ses vertus et s’en servi pour guérir la blessure qu’Hercule avait fait à Pluton.

    La légende voudrait aussi qu’un jardin planté de quelques pivoines ne souffre ni de l’orage ni de la grêle.

    25122191L’empereur de Chine, au début du premier Empire, offrit à l’impératrice Joséphine de Beauharnais les premières pivoines arbustives et herbacées introduites en France (la Compagnie des Indes en avait bien déjà introduit à la fin du XVIIIème siècle, mais elles ne survécurent pas). Pierre Joseph Redouté, peintre des fleurs de l’impératrice les illustra. Joséphine les conserva à la Malmaison, parmi tous ses trésors végétaux, avant d’en faire don au comte de Cussy. Lui même les céda à Auguste Calot, pépiniériste… Et de fil en aiguille, les collections de pivoines herbacées passèrent de « péonistes » en « péonistes » et gagnèrent les jardins.

    Pour plus de renseignement sur les pivoines, lire l’ouvrage : “Le monde fabuleux des pivoines” de Michel Rivière, horticulteur spécialisé dans leur obtention et leur culture.

    Pétale de pivoine,

    (Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, ch. LII)

    Pétales de pivoine

    Trois pétales de pivoine

    Rouges comme une pivoine

    Et ces pétales me font rêver

    Ces pétales ce sont

    Trois belles petites dames

    À peau soyeuse et qui rougissent

    De honte

    D’être avec des petits soldats

    Elles se promènent dans les bois

    Et causent avec les sansonnets

    Qui leur font cent sonnets

    Elles montent en aéroplane

    Sur de belles libellules électriques

    Dont les élytres chatoient au soleil

    Et les libellules qui sont

    De petites diablesses

    Font l’amour avec les pivoines

    C’est un joli amour contre nature

    Entre demoiselles et dames

    Trois pétales dans la lettre

    Trois pétales de pivoine.

    17 mai, 2012 à 5:56 par veronique

    Posté dans Actualité végétale du jardin, Histoire des plantes | No Comments »

    12 mai 2012

    Des nouvelles de la lutte contre les frelons asiatiques à la Bigotie…

    vespa-velutina_2Pour préserver les populations d’abeille déjà très fragilisées, nous avons fait de la lutte contre les frelons asiatiques une priorité.

    Certainement une goutte d’eau dans la lutte contre ce prédateur, surtout en Dordogne, un département fortement touché, mais sans les gouttes d’eau il n’y aurait pas d’océan…

    Les 6 pièges posés au mois d’avril dans divers arbres de la Bigotie, viennent d’être relevés.

    Résultat :

    13 frelons asiatiques piégés (mais étaient ce des femelles fondatrices ????),

    2 frelons communs,

    15 petites guêpes et

    14 autres insectes ailés dont je ne connais pas le nom.

    Et puis des mouches en pagaille…

    Mais aucune abeille.

    Ps : le temps que je vide tout cela, un 14ème frelon asiatique est venu tourner autour de moi par l’odeur alléché… C’est terminé pour lui également…

    12 mai, 2012 à 7:35 par veronique

    Posté dans Actualité végétale du jardin | No Comments »

    8 mai 2012

    Le jardin mouillé

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    La croisée est ouverte, il pleut

    Comme minutieusement,

    A petit bruit et peu à peu

    Sur le jardin frais et dormant.

    Feuille à feuille la pluie éveille

    L’arbre poudreux qu’elle verdit ;

    Au mur, on dirait que la treille

    S’étire d’un geste engourdi.

    L’herbe frémit, le gravier tiède

    Crépite et l’on croirait là-bas

    Entendre sur le sable et l’herbe

    Comme d’imperceptibles pas.

    Le jardin chuchote et tressaille,

    Furtif et confidentiel ;

    L’averse semble maille à maille

    Tisser la terre avec le ciel…

    Henri de Régnier

    8 mai, 2012 à 8:52 par veronique

    Posté dans Non classé, Réflexions sur les jardins et le paysage | 2 Comments »

    6 mai 2012

    Un instant de magie à la Bigotie…

    Samedi, 7 heure du soir, après une journée de petite pluie, le tonnerre gronde au loin, les nuages roulent dans un ciel très bas, l’orage s’annonce… Quand, soudain, un rayon de soleil, transperçant un nuage par surprise, illumine le grand chêne et toute la Bastide.

    Un moment magique, un instant de bonheur, quelques minutes hors du temps…

    Et la pluie se remit à tomber…

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    6 mai, 2012 à 16:02 par veronique

    Posté dans Le grand chêne, Non classé | No Comments »

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